Baromètre des villes cyclables : Le Havre mal classée

Mis en avant

La Fédération des Usagers de la Bicyclette vient de publier les résultats de son Baromètre des Villes Cyclables. Cette grande enquête menée à l’automne a recueilli plus de 113 000 contributions. Le collectif LH-Vélorution en diffusant ce questionnaire auprès de ses réseaux a contribué localement à ce succès.

Les résultats confirment hélas ce que nous disons de longue date : Le Havre, comme la grande majorité des villes françaises, ne permet pas de circuler en vélo de manière simple, confortable et sécurisée. La conséquence directe est que les enfants et les seniors sont les premiers à être exclus de la mobilité à vélo, pourtant essentielle à leur autonomie et à leur santé. Combien de parents sont prêts à laisser leur enfant aller seul à l’école à vélo, ce qui se fait couramment dans les villes d’Allemagne ou des Pays-Bas ?
Le questionnaire laisse pourtant apparaître des points positifs comme la facilité de trouver des services vélos (location, magasins ou réparateurs). Une majorité de répondants estime qu’il est agréable de se déplacer à vélo contredisant l’opinion souvent exprimée par les potentiels cyclistes enfermés dans leur voiture qui voudrait que la météo locale soit contraire aux déplacements quotidiens à vélo. Nombre de répondants reconnaissent les efforts de la municipalité en faveur du vélo, le collectif LH Vélorution est plus circonspect sur ce point !
Les efforts demandés par les répondants au questionnaire portent sur les continuités cyclables avec les communes voisines, la lutte contre le vol, la généralisation des double-sens cyclables…
Le collectif LH-Vélorution continuera de se mobiliser pour obtenir une vraie place pour les déplacements quotidiens à vélo (mais aussi par tout autre mode dit actif : piétons, trottinettes, rollers…). Il continuera ses mobilisations en direction de la Ville du Havre, de la CODAH mais aussi du GPMH pour obtenir les équipements indispensables pour des déplacements cyclistes confortables et sécurisés. La ville de demain ne pourra plus être conçue uniquement autour de la voiture. C’est dès aujourd’hui que les choix politiques et budgétaires doivent être faits.

Pique-nique Vélorutionnaire | Dimanche 25 juin | 11h à l’Hôtel de ville

La balade manifestive du dimanche 25 juin sera suivie d’un pique-nique.
La balade revendicative et festive partira de l’Hotel de Ville, passera par les Halles, la rue de Paris, la plage et se terminera au Rond-Point. Le pique nique aura lieu au pied du tunnel Jenner
Rendez-vous à 11h00 à l’Hôtel de ville. Venez nombreux et joyeux … et avec votre panier !

https://www.facebook.com/groups/lh.velorution/
http://lh-velorution.fr/

Pétition | Pour le maintien de tous les modes doux (vélos, piétons, …) dans le tunnel Jenner

Dans le cadre de la mise aux normes du tunnel Jenner, la municipalité prévoit la suppression des circulations piétonnes et complique le déplacement des vélos. Ce projet est en complète contradiction avec les enjeux de santé publique notamment avec l’impérieuse nécessité de développer les transports doux et non polluants.

En effet, la municipalité se targue de vouloir développer les modes doux de transports. Elle s’est engagée dans un Plan Local d’Urbanisme où l’on peut lire par exemple « Les aménagements permettront notamment un meilleur partage de la voie avec le piéton et le vélo à l’échelle de la ville. ». Et pourtant, en supprimant la circulation dans le tunnel, elle limite fortement les possibilités de liaison avec ces projets majeurs pour l’avenir. Totalement incohérent !!

Pour signer la pétition

Le collectif Vélorution propose un contre-projet : créer un tunnel mode doux. Nous proposons de mettre les deux voies routières dans le même tube. L’autre tube serait consacré aux piétons, cyclistes, rollers… et aux services de secours. Ce type de tunnel existe déjà à Lyon, et il est en cours de réalisation à l’occasion de la rénovation du tunnel du Chat (région de Chambéry). L’expérience de Lyon montre que la création d’un tunnel spécifique pour les cyclistes et piétons entraîne une explosion de la fréquentation et des déplacements par ces modes.

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L’imprudence à vélo ?

Cycliste des villes pour traverser l’agglo en veston, cycliste des champs pour me balader dans la campagne, et cycliste des routes sur mon bolide en carbone, la cohabitation avec certains automobilistes est parfois bien compliquée. Principalement quand j’enfourche le vélo de course.
Et pourtant, dans les trois situations, j’applique exactement les mêmes principes de conduite. Un seul objectif : la sécurité. La sécurité des piétons, bien évidemment, mais aussi ma propre sécurité. Les voitures sont un élément à prendre en compte, mais pas à protéger. Car au pire, elles risquent une petite éraflure.
Le premier principe est que le différentiel de vitesse avec les autres usagers de la route soit le plus faible possible. Le deuxième principe est d’exister autant que les véhicules les plus imposants. Enfin, le troisième est d’être le plus loin possible des véhicules motorisés et de préférence devant, pour être visible notamment.

Cette article n’engage que son auteur, et il faut y voir une légère pointe de provocation.

Lorsque je roule à 15 km/h, je n’ai rien à faire sur une grosse départementale. Mais quand je roule à 40 km/h, je n’ai rien à faire sur une véloroute, et encore moins, sur une piste cyclable.
En ville, il y a des piétons qui marchent à 5 km/h sur les pistes cyclables. Il m’arrive souvent de rouler à 10 km/h ; dans ce cas j’emprunte ces pistes … s’il y en a. Mais lorsque je roule à 30 km/h ; je prends la route, même si la piste est obligatoire. En vélo de course, je ne prends jamais les pistes cyclables de ville. C’est tout simplement trop dangereux.
C’est cette règle du différentiel qui conditionne le choix de la voie empruntée. Certes, j’adapte ma vitesse à la voie (virage, descente en ville), mais j’adapte d’abord la voie à la vitesse. Lire la suite