Nantes, ville d’accueil Velo-city 2015

En passant

3 villes étaient encore en compétition pour 2015, et, franchement, elles avaient des mérites : Nantes, Bâle et Helsinki. Nantes l’a emporté à la deuxième tentative (elle avait échoué face à Vienne pour 2013), grâce à la mobilisation qu’elle a su créer autour d’elle, notamment ses nombreux partenaires ainsi que l’Etat. Le ministre des Transports s’est même fendu d’une lettre.

 

Evidemment c’est plus facile, allez-vous penser, de mobiliser le gouvernement lorsqu’on lui donne son Premier ministre. Peut-être. En tous cas la France accueillera le congrès international du vélo pour la seconde fois, après Paris en 2003 qui avait été le point de départ d’une politique du vélo en France, se plaît-on à rappeler à Nantes.

C’est une ville « moyenne » qui l’a emporté, représentative des villes européennes à taille humaine, à un moment où on voit bien que les citoyens n’attendent plus : la France des villes renoue avec le vélo, avec l’aide précieuse des services de l’Etat, mais anticipant souvent sur les changements réglementaires, en dehors de toute organisation, sans attendre d’impulsion d’en haut. Synergie et émulation semblent jouer de plus en plus. C’est l’engagement politique qui a fait la différence, à tous les niveaux, et le fait que la candidature avait clairement une dimension nationale. On me rapporte que la délégation de ECF a aussi été fortement impressionnée par la ténacité de la Ville pour obtenir le congrès, tout en poursuivant sa politique du vélo, et par la superbe organisation de la journée des Départements cyclables, précédée de celle des eurovéloroutes…

Nantes est un bon exemple de développement polymorphe qui lui a permis de doubler l’usage du vélo en 3 ans, et même de l’augmenter de 30% sur certains points de comptage. Elle agit sur ses « 3 S », la sécurité, le stationnement, les services. Elle a créé la première zone à trafic limité de France, avait aussi été la première à réintroduire le tramway, elle a créé et développé ses rond-points spéciaux, introduit le tourne-à-droite avant l’heure… la commune de Bouaye a même retiré tous ses feux de signalisation.

Capitale européenne de l’environnement en 2013, 3 fois sacrée ville la plus accessible aux PMR, elle est aussi la ville des Géants, des Machines, et de l’art dans l’estuaire …

Nantes est aussi une des rares villes qui fasse régulièrement l’évaluation de ses actions.

Nantes est située au carrefour des véloroutes européennes n° 6 (les fleuves) qui croise la 3 (les Pèlerins), et de la 1 (la côte atlantique), qui croise la 4 (de la Manche à la Mer Noire). Depuis l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et l’Espagne ; depuis Paris, Strasbourg et Mulhouse, Dijon, Besançon ou Bordeaux … tous nous pourrons arriver ou repartir à vélo !

En 2015 Nantes sera le vrai rendez-vous international du vélo. C’est à Nantes que savoir et émulation vont jouer à plein. C’est la France qui, pour la seconde fois, accueillera Velo-city !

3 à 5 JUIN 2015 (semaine de la fête du vélo) : 3 jours au lieu des 4 habituels, pour faciliter toutes  les participations.

Le communiqué officiel concernant l’attribution du congrès Velo-city en 2015 à Nantes est en ligne depuis le 16 sur le site de ECF.

http://www.ecf.com/press_release/16-01-2012-nantes-to-host-velo-city-2015-french-bicycle-ambitions/

La CCI fait fort…

Pour fêter l’arrivée du tramway au Havre, les commerçants organisent deux week-ends promotionnels appelé « Shopping et Tram ».

 

Pour donner plus de lustre à l’opération, ils offrent ….. 6 voitures!

Ils se plaignent (peut-être avec raison) que les travaux du tram leur ont fait perdre une clientèle qui est partie en périphérie. Pour retrouver ces clients perdus, ils leur promettent des voitures qui leur permettront d’aller faire leurs courses ailleurs ….

Il est plus qu’urgent de les informer que les piétons et les cyclistes sont les plus fidèles clients des commerces de centre-ville…

La LH-Velorution dans le poste de radio

Ce vendredi 5 octobre, veille de la 4è Vélorution, la radio Résonances a diffusé dans ses journaux du matin un sujet sur notre collectif et annoncé la mani-festive du lendemain :

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Idée reçue #16 : trop de vélo en ville c’est dangereux

Les bénéfices sanitaires liés à la pratique vélo pourraient être 20 fois supérieur au risque encouru

Stanislas Kraland, HuffingtonPost

Les cyclistes ne savent pas se tenir. Ils brûlent les feux, sont silencieux et -comble de l’incivilité- ils ne mettent jamais leur clignotant. Bref, en milieu urbain, ce sont de véritables plaies mouvantes dont chacun aurait mille raisons de se plaindre. A ceci près que nous ferions tous beaucoup mieux de les imiter.

À en croire une étude très sérieuse publiée par l’Observatoire régional de la santé en Île-de-France, les bénéfices sanitaires d’une pratique régulière du vélo seraient 20 fois supérieurs aux risques encourus. Ses résultats vont même plus loin puisque faire du vélo serait non seulement meilleur pour le moral, mais réduirait aussi le nombre d’accidents.

L’observatoire régional de la santé ne s’est pas uniquement basé sur des faits, mais aussi sur deux projections. Dans chacune, le nombre de cyclistes atteint les 20% à l’horizon 2020, contre 2% en région parisienne aujourd’hui. Dans le premier scénario, ce sont les utilisateurs de transports en commun qui se sont reportés vers le vélo. Dans le second, les automobilistes.

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Idée reçue #23 : Non, le prix de l’essence n’a pas augmenté !

Ivan Best, éditorialiste à La Tribune : 
Si les consommateurs se plaignent du carburant trop cher, son prix relatif a, en fait, baissé : avec une heure de Smic, on peut aujourd’hui acheter 6 litres de super, contre 3,4 litres en 1970. Mais entre-temps, les déplacements contraints se sont multipliés et l’essence est devenue un bien de première nécessité.

« S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche… » Transposée en 2011, que donnerait la célèbre saillie de Marie-Antoinette ? Sans doute, une formule du genre : « si l’essence est trop chère, qu’ils se déplacent en vélo ! » Car la grogne, voire la colère, des consommateurs de 2011 devant la hausse du prix de l’essence, s’apparente à l’évidence à celle des Français de 1789 face à la pénurie de pain. Trop chère l’essence ? Avec 1,52 euro le litre de super 95, en moyenne, selon les derniers relevés disponibles, et parfois plus de 1,80 euro à Paris, les records sont battus. Dire qu’en 2000, le gouvernement Jospin admettait l’existence d’un choc pétrolier, parce que le litre de super était passé au-dessus de 1 euro… Le plein à 100 euros n’est plus un cauchemar d’automobiliste, mais une réalité. Songeons à ce que coûtait 1 litre de super avant le premier choc pétrolier, en 1970 : 1,02 franc, soit 15 centimes d’euro. Les prix ont donc été multipliés par plus de 10, sur la période. Pourtant, il faut relativiser cette envolée. Bien évidemment, les prix de tous les produits ont augmenté, en l’espace d’une quarantaine d’années. Les salaires, aussi. Le Smic horaire, qui atteint aujourd’hui 9 euros valait en 1970… 0,52 euro. Autrement dit, avec une heure de Smic, on achète aujourd’hui presque 6 litres d’essence super, contre 3,4 litres en 1970. En termes relatifs, par rapport à l’évolution du prix d’une heure de travail, celui de l’essence a donc diminué.

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